Champ de Manœuvres Vestiaire workwear et militaire
Notre univers
Chinerrefairedurer
Coupes d'époque remontées à nos tailles
Tissé pour nous sur métiers à navette
Mêmes boutons mêmes finitions
Champ de Manœuvres est né sur une table de brocante, devant une veste juste dont la manche avait été raccourcie par quelqu'un d'autre. Nous avons décidé de la refaire plutôt que de la laisser.
Notre univers La rencontre Le défaut, toujours Refaire à l'identique Nous tissons nos matières Ce que nous changeons La fripe, en mieux
01
La rencontre
Deux chineurs, la même obsession : le vêtement de travail et le vêtement militaire, ceux qui ont servi. On se retrouve sur les mêmes tables, devant les mêmes pièces, à se disputer la même veste.
Champ de Manœuvres commence là, à force de rentrer bredouille.
02
Le défaut, toujours
La pièce juste existe, mais elle a vécu. La manche a été raccourcie par quelqu'un d'autre. Le coude est percé. Le surfilage lâche, la couleur a tourné, la taille n'est plus la vôtre.
Chiner, c'est accepter de renoncer neuf fois sur dix.
03
Refaire à l'identique
Alors nous refaisons. Les mêmes boutons, les mêmes finitions, les mêmes procédés de teinture, les mêmes textures. On relève la pièce d'origine, point par point, et on la remonte en taille d'aujourd'hui.
Rien n'est réinterprété pour le plaisir de signer.
04
Nous tissons nos matières
La matière ne s'achète pas sur étagère. Nous faisons retisser les nôtres pour retrouver la main, le poids et le grain des pièces d'origine. C'est le poste le plus long, et celui qui décide de tout le reste.
Okayama
05
Ce que nous changeons
Une seule liberté : l'intérieur. Là où l'original se contentait d'un surfilage, nous posons un biais. Les coutures sont rabattues, les points de tension renforcés.
Le vêtement ne change pas d'allure, il change de durée.
06
La fripe, en mieux
Au bout du compte, c'est une friperie dont les pièces seraient neuves : la même justesse, la même patine à venir, sans le trou au coude ni la manche d'un autre.
Où c'est fait
Relevé sur les 110 pièces du catalogue
Où c'est tissé
JaponDenim selvedge, Okayama
FranceMoleskine, toile de coton
ItalieLaine, velours
ÉcosseLaine
Où c'est monté
0%Maroc44 pièces · 9 sur 10 terminées en France
0%Portugal30 pièces
0%France21 pièces
0%Écosse7 pièces
0%Italie1 pièce
Deux trajets, deux cartes. La matière vient d'où elle se fait le mieux : le denim d'Okayama, la moleskine et la toile de France, la laine d'Italie et d'Écosse. La confection se tient dans cinq pays, dans des ateliers que nous connaissons par leur nom.
Monter n'est pas finir. Neuf pièces marocaines sur dix repassent par la France, où deux à trois opérations de finition les terminent. Les pièces portugaises, elles, sortent finies de l'atelier. Et Pacifica Militaria est française de bout en bout : reprise, lavage, réparation, remise en service, tout se fait ici.
Un champ qu'on sème chaque année finit par ne plus rien donner. On le laisse au repos une saison, et il revient.
Nous faisons pareil. Entre deux séries, nous ne produisons pas : nous reprenons des pièces déjà existantes, nous les réparons, nous les remettons en service. C'est Pacifica Militaria, et c'est notre façon de payer ce que nous devons.